Aller, zou, comme promis un nouveau billet !

Rest à trouver de quoi parler (ça devient une habitude !).
En fait, c'est plus de sentir ce qui m'inspire en ce moment même. Parce que si je note tout ce qui m'a fait réagir ces derniers temps, y a un paquet de truc.
On pourrait commencer avec les mecs qui conduisent comme des merdes. Bon, OK, je vous l'accorde, moi aussi j'ai mes p'tits moments; Mais quand je vois certains, je me dis que je conduis vraiment comme un grand père. Genre, oui, je pense au gars qui s'est retrouvé face a moi, juste parce qu'il doublait dans un virage ...
Alors là tout de suite, petite question : depuis quand double-t-on comme taré (il devait être a 80 au bas mot) dans un gros virage serré, de nuit, par un brouillard verglassant sur une route étroite et au revêtement completement décanillé ?

Oui, oui, messieurs dames, on tient le ponpon.

Dans la même catégorie, je pourrais vous parler des bus/camions roulant au milieu, comme des barbares. Je vais finir dans un ravn un de ces 4 moi ...

Mais, en parlant des p"tites routes de part chez moi, je pourrais aussi vous raconter la poésie à m'en faire bander les poils des paysages que je traverse chaque matin. Vraiment, y a des fois ou j'ai l'impression de traverser la conté. Juste ce matin, je monte dans les monts, comme d'hab quoi, et, assez rapidement, hop, je sors du brouillard. Et là ... la chaude lumière orangé du soleil levant, qui rase la mer de nuage d'un blanc immaculée, donne l'impression que les fôrets sont de flammes sous leurs feuilles d'un rouge automnal. Les près scintillent couleur pastel sous le givre matinal ... ouai, nan, y pas à dire, c'est assez sympa d'aller au boulot dans ces cas là.

Mais pour en revenir à des sujets qui fachent, je pourrais parler de cette vague impression (sic) que j'ai de temps à autre que nous allons complètement dans le mur. Plus ça va, plus je donnerais ma main à couper que nous aurons une guerre civile sur les bras dans 10 ans. Vu d'un certain angle (vous savez, quand on regarde les subventions pour l'industrie après d'avoir vu misérer ses collègues pour avoir 2000 € de subvention), le social dans notre pays, c'est une vaste blague. Et une nécessité plus que préssente.
Nan, plus ça va, plus j'ai le sentiment qu'une vrai fracture est en train de se créer dans notre beau pays, mais surtout, que plus personne ne se parle. Ne se parle ? Nan pire, que plus personne ne veuille se comprendre.
Pour moi, ce n'est pas qu'on ne s'écoute pas, qu'on ne se parle pas. Si, ça on le fait. Mais ce qui me fait flipper, c'est que j'ai de plus en plus l'impression qu'on ne veut pas se comprendre. Genre, on fait les gamins qui boudent dans leur coin, on campe sur ses positions sans regarder les arguments, la vie, la position de l'autre.
C'est ça le pire je crois, c'est de voir que mes congénères préfèrent rester entre eux par petits groupes, se cachant les uns aux autres le monde, par ce que c'est bien plus facile ainsi, avouons le nous.

Le communautarisme est là. L'esprit de clocher de l'an 2000. En pire. En bien pire.

Je pourrais aussi parler de notre cher président, décidement Roi de notre Ére à voir comment il met les deux pieds dans l'État d'esprit que je viens de décrire brièvement. J'ai bien essayé de regarder son allocution télévisé, mais j'en étais malade au bout de 10 minutes. Putain, merde !
Bordel de chiotte ! Comment un obscurantisme pareil peut nous gouverner !?!?
Se rend-t-il compte des conneries qu'il débite ?
Ne lui a-t-on jamais décris ce qu'étais un ado en rupture ?
Ne lui a-t-on jamais dit qu'il est lui même fils d'immigré ?
Ah ! Que je regrette d'avoir déjà oublier ses phrases exactes, ni d'avoir pris de note (promis, la prochaine fois je le fais).

Mais que son discours m'a fait bondir
Combien ma vision du monde est à l'opposée de la sienne !
Certes, je ne prétends pas, loin de là, de connaitre la vérité vraie, mais je pense tout de même que les convictions qui me guident prennent source dans une certaine réalité. Dans une certaine expèrience du public adolescent, que j'anime depuis 6 ans, adolescence qui est encore très fraiche en moi.

Car si je suis d'accord que les évènements sont innaceptables, le fait "d'individus complètement destructurés" et que tout cela demande une réponse conséquente ... le reste ... Oh My God !
Ne lui a-t-on jamais dit qu'adolecents (car oui, il s'agit bien d'adolescent pour moi) et destructuré sont deux termes qui s'assossient bien trop souvent ?
Un passage assez révélateur de ce que je dénonce est l'echange qu'il y a eut entre Mr le Président et Arlette Chabot. Cette dernière lui demande si le contexte social des cités ne peut pas être un facteur agravant. Ce que le chef de l'Etat s'empressa de nier. Non, c'est vrai que le misère n'agrave rien, laisse les personnes fragiles de marbre, sans blessures. Car oui, rappelons le, s'il y a bien des personnes fragiles, ce sont bien les adolescents ! Mais bon, revenons donc à nos moutons.
Notre Président déclare alors, je ne citerais pas car je n'ai plus les mots exacte, quelque chose de ce genre : il ne faut pas dire que tous les chomeurs cassent, brulent. Ca n'a rien à voir, c'est le fait de voyou, qu'il faut réprimer sévèrement.

STOP

Je dis stop. Piège. On pourrait se dire à première vu, bonne annalyse, il est vrai que la très grande majorité des chomeurs ne pêtent pas des cables de cette façon, et encore heureux. On pourrait donc se dire à première vu, bravo Mr le Président, voila bien parlé et un almagame bien évité.
Sauf qu'un amalgame peut en cacher un autre, et moi, il m'en saute un autre aux yeux bien plus féroce, bien plus dangeureux. Celui de dire ado destructuré = voyou (quel terme débile d'ailleurs !!!)
Je ne sais pas trop par ou commencer pour voux expliquer ça. C'est que ça renvoie à ce qui fait un peu beaucoup ma vie, mon job, mes loisirs, le fait d'animer, d'accompagner des ados et jeunes adultes (grosse blgue quand on connait mon age au passage). C'est que ça me touche et blesse au plus profond du dedans de mon p'tit corps ses conneries, à notre Président.
Disons qu'il y a dans l'analyse de l'État une négation certaine de l'adolescence, de ses problèmes, de ses spécificités, de ses caractéristiques. Et que c'est la jeunesse, le futur de notre société qu'on menace.
J'en entends déjà dire parmi vous, oui, mais non, on est ado nous aussi, ou on l'a été, et c'est pas pour autant qu'on fait la révolution. Certes, mais moi, c'est pas la brebis bien portante qui m'intéresse, nan, c'est celle qui boite, vacille, et s'ecarte dangeuresment de ses congénères.
Moi, ce que je vois, c'est qu'il y a un gros paquet d'ados qui galèrent à se trouver une place dans notre monde, qui n'arrivent pas à se construire eux même, et qui ne peuvent pas avancer le moins du monde, puisque, j'en suis plutot convainu, la construction du moi et de sa place dans la société est une bonne partie de qu'est l'adolescence.

Et il m'est très facile de voir qu'on laisse ainsi sur le banc de notre société une partie bien trop concéquente de notre futur. Car si la majorité ne pose pas plus de problème que ça, à force de faire des généralités sans considérer la spécifité de chaque être, on est en train de tuer un sacré nombre de trésors.
Et ça, ça me fait profondement chier.

De voir comment on nous monte les uns contre les autres, au lieux de nous rassembler autour d'une vraie discussion, où les 3 premiers chapitres seraient déjà juste réservés à la découverte de l'autre.

Ca me fait chier de voir qu'à la place d'un encadrement correcte, on donne des coups de baton. Ce qui pour moi, envenimera les choses de façon extrèmement violente et définitive.
Ca me fait chier de voir qu'au lieux de donner aux enfants la possibilité de jouer, s'épanouir, se developper, on donne du fric aux matraques.
Ca me fait chier de voir tout ce monde autour de moi raciste, intolerant, incomprehensif, qui se fout de tout ce qui ne concerne pas son petit cul.
Ca me fait chier de voir comment notre monde se communautarise, se caricature, à l'heure de la soi-disante "ère de la communication".
Nan nan, derrière nos mails, facebook, sms, on oublie ce qu'est l'Homme, sa fragilité, sa beauté, sa faiblesse, sa force quand il se trouve solidaire.

Nan, vraiment, il y a quelque chose qui ne tourne définitivement pas rond.
Comme je l'ai dit au début, j'ai ce sentiment qu'on cour en accélérant droit dans le mur.
J'ai eut ce sentiment comme jamais, quand, hier soir, rentrant épuisé du travail, j'ai eut l'absurde idée de regarder le JT télévisé.
Je ne le referais plus. Ca me rend vraiment trop malade

La seule vraie question, dans tous ça, c'est : "pourquoi je crois en l'Homme malgré tout ?"
Parce que je crois en Dieu ? Peut être, peut être ...